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Le blog de Fraïolo l'écolo, l'actualité écologique et mon point de vue écolo.

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Volem rien foutre al païs (Partie 1)

Voila comment tout a débuté !
Le discours de Georges Pompidou au début de cette vidéo est particulièrement explicite. Il donne le coup d'envoi d'une politique du toujours plus et du gaspillage pour faire tourner l'économie. La suite vaut aussi son pesant de cacaouètes.

Si vous souhaitez vous procurer ce film en entier : http://atheles.org/cpproductions/ 

 

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G
"Les maîtres de la société sont obligés maintenant de parler de la pollution pour la combattre (car ils vivent, après tout sur la même planète que nous; voilà le seul sens auquel on peut admettre que le développement du capitalisme a réalisé effectivement une ertaine fusion des classes) et pour la dissimuler : car la simple vérité des "nuisances" et des risques présents suffit pour constituer un immense facteur de révolte, une exigence matérialiste des exploités, tout aussi vitale que l'a étété la lutte des prolétaires du XIXe siècle pour la possibilité de manger (...). La soi-disant "lutte contre la pollution", par son côté étatique et réglementaire, va d'abord créer de nouvelles spécialisations, des services ministériels, des jobs, de l'avancement bureaucratique. Et son efficacité sera tout à fait à la mesure de tels moyens. Elle ne peut devenir une volonté réelle, qu'en transformant le système productif actuel dans ses racines mêmes (...)"<br /> Voilà ce qu'écrivait Guy Debord, l'un des plus exigents et des plus radicaux penseurs de Mai et de l'après mai 1968 dans un texte écrit en plein coeur de la France pompidolienne (1971) et que je recommande, intitulé La Planète Malade. Bien qu'on doive à ce monsieur et à ses amis situationnistes la plupart des slogans "coup de poing" de 1968 et l'essentiel des idées contestataires de ces années-là, malgré la pléthore d'émissions, reportages, dossiers, thema, fiction, documentaires sur Mai 68 proposés par les grands medias, la plupart au mieux totalement réducteurs (l'imagerie d'Epinal, toujours), au pire carrémént révisionnistes et falsificateurs, force est de constater que ce nom n'est jamais cité, ce qui est assez incroyable (il est vrai que le radicalisme chic d'un Cohn-Bendit est plus télégénique et plus commode, dans le sens où il est désormais figé dans l'"Histoire", et demeure par conséquent inoffensif). Les écrits et les films de Debord eux restent d'une troublante actualité, et l'analyse de la société des années 70 à laquelle il se livre est d'une telle force, d'une telle justesse et à de telles répercussions avec ce qu'est la société des années 2000 que l'image qu'ils nous renvoient de ce que nous sommes (réifiés) dans notre société (marchandisée) paraît difficilement acceptable et reçevable par les hérauts de ce consumérisme petit-bourgeois qui sont partout, qui font tourné le monde et qui oeuvre essentiellement à maintenir le status quo.
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G
"Les maîtres de la société sont obligés maintenant de parler de la pollution pour la combattre (car ils vivent, après tout sur la même planète que nous; voilà le seul sens auquel on peut admettre que le développement du capitalisme a réalisé effectivement une ertaine fusion des classes) et pour la dissimuler : car la simple vérité des "nuisances" et des risques présents suffit pour constituer un immense facteur de révolte, une exigence matérialiste des exploités, tout aussi vitale que l'a étété la lutte des prolétaires du XIXe siècle pour la possibilité de manger (...). La soi-disant "lutte contre la pollution", par son côté étatique et réglementaire, va d'abord créer de nouvelles spécialisations, des services ministériels, des jobs, de l'avancement bureaucratique. Et son efficacité sera tout à fait à la mesure de tels moyens. Elle ne peut devenir une volonté réelle, qu'en transformant le système productif actuel dans ses racines mêmes (...)"<br /> Voilà ce qu'écrivait Guy Debord, l'un des plus exigents et des plus radicaux penseurs de Mai et de l'après mai 1968 dans un texte écrit en plein coeur de la France pompidolienne (1971) et que je recommande, intitulé La Planète Malade. Bien qu'on doive à ce monsieur et à ses amis situationnistes la plupart des slogans "coup de poing" de 1968 et l'essentiel des idées contestataires de ces années-là, malgré la pléthore d'émissions, reportages, dossiers, thema, fiction, documentaires sur Mai 68 proposés par les grands medias, la plupart au mieux totalement réducteurs (l'imagerie d'Epinal, toujours), au pire carrémént révisionnistes et falsificateurs, force est de constater que ce nom n'est jamais cité, ce qui est assez incroyable (il est vrai que le radicalisme chic d'un Cohn-Bendit est plus télégénique et plus commode, dans le sens où il est désormais figé dans l'"Histoire", et demeure par conséquent inoffensif). Les écrits et les films de Debord eux restent d'une troublante actualité, et l'analyse de la société des années 70 à laquelle il se livre est d'une telle force, d'une telle justesse et à de telles répercussions avec ce qu'est la société des années 2000 que l'image qu'ils nous renvoient de ce que nous sommes (réifiés) dans notre société (marchandisée) paraît difficilement acceptable et reçevable par les hérauts de ce consumérisme petit-bourgeois qui sont partout, qui font tourné le monde et qui oeuvre essentiellement à maintenir le status quo.
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